TIDAL – LE FLOP DE JAY Z

Vous avez peut-être entendu parler de Tidal. C’est une plateforme d’écoute de musique en streaming à la demande, fonctionnant a priori selon le même principe que Deezer ou Spotify, ou encore Beats music (Apple). Tidal a été lancé en Suède en 2014 et racheté par Project Panther Ltd, la société de Jay-Z.

Son but, une meilleure redistribution des bénéfices aux artistes. Lors de son lancement, Madonna, Daft Punk, Rihanna, Kanye West, Beyoncé, Nicki Minaj et Alicia Keys en animatrice. Tous étaient présents à l’inauguration de l’application. Mais en affichant sa secte de superstars multimillionnaires, Jay-Z n’a pas fait passer le bon message.

Lors du dévoilement du modèle économique de Tidal, les consommateurs découvrent que pour accéder à la plateforme, un abonnement de 10 euros ou de 20 euros est nécessaire avec pour seul avantage par rapport aux concurrents, une écoute sans publicités. Spotify et Deezer proposent un service gratuit mais comme Youtube, le consommateur doit visionner des publicités.

JayZ

Nouvelle Stratégie

Un lancement raté et une communication bâclée, pour relancer le projet l’équipe de Tidal a décidé de mettre en place une stratégie différente. Après l’échec de lancement Tidal propose ; pour se relever ; l’écoute d’artistes inconnus, dans le but de rendre moins sectaire le cercle des richissimes cités plus haut. En plus de diversifier son offre de musique, Tidal diffuse en exclusivité les derniers clips de ses artistes ; c’est le cas par exemple pour la dernière vidéo de Beyoncé et Nicki Minaj « Feeling Myself » qui n’est accessible qu’aux abonnés à la plateforme bien que des geeks aient déjà trouvé le moyen de la partager gratuitement sur les réseaux sociaux.

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L’arrivée des géants Google, Apple, et des startups sur le marché de l’industrie de la musique divisent les revenus des artistes, notamment depuis le développement du Streaming. Pour défense, ces derniers usent alors de stratégies afin de récupérer leur marge. Néanmoins, le téléchargement légal ou illégal a rendu la musique si bon marché, que les consommateurs sont prêts à tout pour jouir de morceaux au meilleur tarif ; d’où l’échec du modèle économique de Tidal.

« Le Tube » de Daphné Burki résume en image

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